Les espèces invasives

Les milieux aquatiques peuvent être dégradés par des espèces importées qui se développent fortement. Ces espèces sont nombreuses et il n’est pas possible de les éradiquer. Seule une lutte régulière et adaptée permet de limiter les perturbations sur le milieu naturel et les activités.

Les espèces invasives sont par définition des organismes, végétaux ou animaux, qui ne sont pas originaires du milieu et qui se développent fortement en causant des perturbations souvent très importantes.

 

Les espèces végétales

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La jussie, avec ses belles fleurs jaunes en été, est la plante exotique qui pose le plus de problème en couvrant rapidement les douves des marais, les cours d’eau lents et les plans d’eau. Sur le bassin de l’Isac, la problématique la plus importante est l’implantation de la jussie en phase terrestre dans les prairies humides des marais. Cette prolifération a donc des incidences sur la biodiversité de ce site Natura 2000 et sur l’exploitation de ces terres par le pâturage ou le fauchage.

renouee

 

 

 

La renouée du Japon est une plante ligneuse de 2-3 m de haut qui s’installe principalement dans les fossés et les bordures de cours d’eau. Elle peut donc poser des problèmes de fonctionnement hydraulique voir de sécurité. Elle est souvent transportée lors de travaux de remblaiements et se propage facilement lors du broyage des tiges qui repoussent.

 

 

myriophylle

 

 

Le myriophylle du Brésil est une plante complétement aquatique avec des feuilles vert clair très finement découpées qui va envahir rapidement les plans d’eau ou des cours d’eau lents. Il faut donc veiller à ne pas vouloir l’implanter dans d’autres étangs ou que de petites boutures soient dispersées dans le cours d’eau.

 

 

 

Les espèces animales

Les rongeurs aquatiques, ragondin et rat musqué, ont été importés pour leur fourrure. Ils causent des dégâts important dans les berges par leurs galeries, les déstabilisent et provoquent le départ d’une quantité importante de terre qui va colmater le lit du cours d’eau.

L’écrevisse de Louisiane produit des dégradations équivalentes à celles des rongeurs aquatiques avec leurs galeries. Elles ont aussi un impact important sur la végétation aquatique. Elles sont présentes dans les marais, le canal et les cours d’eau.

Les moyens de luttes

Le Syndicat de l’Isac engage des actions permettant de limiter la prolifération de certaines des espèces invasives :

  • Le suivi avec la cartographie des plantes exotiques envahissantes
  • Des travaux d’arrachage des plantes invasives : mécanique pour une première intervention ou manuel pour de l’entretien régulier, car chaque petite bouture peut redonner rapidement une plante de grande taille.

actions_marais_arrachagemanuelUne attention toute particulière est apportée dans la propreté des chantiers d’arrachage pour éviter la dissémination de boutures. Les rémanents sont évacués vers de parcelles agricoles où ils servent d’amendement.

  • De l’expérimentation comme la plantation d’arbres en bordure de douves pour lutter contre la prolifération par l’ombrage et empêcher le passage de la jussie dans les prairies.
  • Une gestion adaptée du barrage de l’Isac en concertation avec tous les acteurs pour ne pas favoriser le développement de la jussie au dépend du cortège de plantes autochtones qui font la richesse de ces marais.
L’utilisation de désherbants pour la lutte contre les plantes invasives est interdite à proximité des milieux aquatiques et est en tout état de cause inefficace. Cette technique de lutte chimique provoque la disparition des espèces autochtones ce qui favorise la prolifération des plantes exotiques qui ont dans ce cas le champ libre pour se développer.
  • La lutte contre les rongeurs aquatiques se fait de manière obligatoire dans le cadre d’arrêtés préfectoraux. Elle se réalise de manière collective par le biais de groupements communaux sous l’égide de la FDGDON.