La continuité écologique

Le cours d’eau est un milieu dynamique dans lequel des sédiments sont transportés et des espèces y vivent. Pour bien fonctionner, il est donc nécessaire de préserver la continuité tout au long du cours d’eau.

La continuité écologique s’entend par la possibilité pour les poissons mais aussi les sédiments de pouvoir circuler sans entrave.

De nombreux obstacles, plus ou moins importants, sont répartis sur les linéaires des cours d’eau. Il peut s’agir de radiers de pont, de buses mais aussi de barrages. Ils empêchent les poissons de remonter ou de descendre le cours d’eau pour effectuer leur cycle vital. Ils peuvent bloquer aussi le transit sédimentaire provoquant sédimentation et érosion. Il y a en moyenne sur les cours d’eau du bassin de l’Isac un ouvrage tous les 500 m.

La législation a pris en compte cette problématique. Le Grenelle de l’environnement a défini la notion de trame verte et trame bleue. Pour cette dernière, l’article L.214-17 du Code de l’Environnement prévoit 2 niveaux d’obligation :

  • Liste 1 : plus d’autorisation de nouvelle construction d’ouvrage et le renouvellement des autorisations existantes sera subordonnée à l’atteinte du bon état écologique et la prise en compte des espèces migratrices. Sur le bassin de l’Isac, le linéaire concerné est le canal de Nantes à Brest et le bassin du Perche jusqu’au bourg du Gâvre.
  • Liste 2 : la continuité écologique doit être assurée en juillet 2017. Sur le bassin de l’Isac, le linéaire concerné est le canal de Nantes à Brest de la confluence avec le Perche jusqu’à celle de la Vilaine.

Le Syndicat de l’Isac réalise des travaux d’amélioration de la continuité écologique avec comme espèce référente l’anguille. Il intervient de manière progressive d’aval vers l’amont pour aménager les différents points bloquants. Les techniques utilisées sont adaptées suivant l’ouvrage :

  • Des rampes d’enrochement : des rampes de graviers sont installées à l’aval d’une buse (cf. photo ci-dessus) ou d’un pont pour ennoyer leur base et faciliter l’entrée dans leur ouverture.
  • Retrait ou aménagement d’ouvrages de franchissement : des buses sont retirées et des passages à gué réaménagés avec parfois l’installation d’un écopal.
  • Études diagnostics : des ouvrages plus importants tels que des digues d’étangs nécessitent la réalisation d’une étude préalable définissant des travaux à partir d’un diagnostic précis. Cette étude est menée avec l’accord du propriétaire et en concertation avec les usagers.