Favoriser l’expansion des crues

Le phénomène de la crue correspond au fonctionnement normal d’un cours d’eau. Des travaux vont permettre de redonner aux cours d’eau leurs capacités de fonctionnement hydrologique, mais aussi d'améliorer la qualité biologique du milieu.

Moins de crues en amont : des inondations plus fortes en aval

Beaucoup d’aménagements ont conduit à empêcher ce débordement en évacuant les eaux plus loin. Cela provoque l’amplification des inondations à l’aval et l’incapacité de les gérer vu les volumes en jeu. Il est donc nécessaire de redonner ce fonctionnement normal du cours d’eau et ce le plus en amont possible pour rester sur des volumes modestes.

Le manque de débordement des cours d’eau, mais aussi des fossés, lors d’événements pluvieux importants est souvent dû à leur recalibrage : ils ont un lit beaucoup plus grand et surtout plus profond qu’ils ne devraient être. Dans ces conditions, l’eau ne déborde plus du cours d’eau et ne s’épand plus sur les terrains riverains, mais est transférée rapidement en aval en s’ajoutant aux autres écoulements du bassin.

 

des travaux de recharges granulométriques

Il est donc nécessaire de restaurer la forme du lit du cours d’eau et ses capacités à débordées, bien évidemment en s’assurant de l’absence d’impacts sur des bâtiments et activités. Des travaux vont donc consister à remettre des matériaux (graviers, cailloux spécifiques de la géologie locale) dans le lit du cours d’eau, afin de lui redonner des capacités normales de débordement : pour les crues de retour 2 à 5 ans.

Ces recharges granulométriques sont réalisées soit en plein de manière continue sur un linéaire, soit en dômes de manière ponctuelle pour prendre en compte la présence de drainages. Tous ces travaux réalisés par le Syndicat de l’Isac se font en concertation avec les usagers des terrains, l’accord des propriétaires et exploitants et des autorisations préfectorales.

Ces travaux permettent de limiter les inondations jusqu’à des crues de retour 20 ans (inondations de janvier 1995). Ils servent aussi à restaurer les habitats aquatiques du cours d’eau et permettent l’atteinte du « bon état écologique » fixé par la Directive Cadre sur l’Eau. Ils améliorent aussi un peu la qualité de l’eau en favorisant les processus de dégradation des polluants comme la matière organique ou les nitrates.