De quelle manière intervenir ?

Le bassin de l’Isac est un territoire relativement vaste. Les problématiques sont multiples. Et les moyens dont dispose le Syndicat sont aussi limités. Une stratégie a dû être établie pour pouvoir mettre en place un programme d’actions adapté, cohérent et efficace.

Les actions à mener n’auront pas la même efficacité partout. Les perturbations peuvent être différentes d’un endroit à un autre et les effets des actions ne seront pas toujours les mêmes. Il faut donc savoir où agir.

Localiser les problématiques

Les différents diagnostics réalisés ont permis de situer précisément les secteurs dégradés. Suivant les problématiques, certains affluents sont plus altérés que d’autres :

  • Dégradation de la qualité de l’eau : Rémauda, Madeleine, Courgeon, Basse Marée (ou Rozay) et Beaumont ;
  • Inondations : amont de l’Isac, Rémauda et Perche ;
  • Marais de l’Isac à préserver dans le cadre du périmètre Natura 2000 sur l’Isac aval.

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Intervenir le plus en amont : sur les têtes de bassin versant

Des recherches scientifiques ont montré que « 60% de l’état de l’eau est déjà conditionné au stade de petit ruisseau », que ce soit sur les aspects qualitatifs que quantitatifs. C’est-à-dire qu’il est important de préserver les cours d’eau dès leurs sources et que les actions de préservation de la ressource en eau auront le maximum d’effet si elles sont réalisées en amont.

Concernant ces petits cours d’eau, on parle aussi de « chevelu » en référence aux linéaires que ces ruisseaux tracent sur une carte. On dénomme aussi ce secteur particulier « tête de bassin versant » en raison de sa localisation en amont d’un bassin hydrographique.

Ces secteurs sont donc d’une grande importance dans la gestion de l’eau. C’est donc dans ces zones que seront menées en priorité les actions.

Vérifier la pertinence des actions sur les petits affluents

Préserver la ressource en eau et restaurer les cours d’eau nécessite des moyens. Le Syndicat de l’Isac ne peut répondre à tous les enjeux en quelques années. Les fonds publics doivent être employés de manières efficace et mesurable. Il a donc été choisi d’intervenir en priorité sur les petits affluents afin de mieux percevoir les effets des actions et valider les plus pertinentes. Ce sont donc sur les petits bassins de la Rémauda, du Courgeon et du Beaumont que va s’engager prioritairement les futures actions comme la restauration des cours d’eau.

Impliquer les acteurs locaux

Le Syndicat de l’Isac intervient principalement sur des propriétés privées. Il promeut aussi des changements de pratiques sur différents usages comme la diminution de l’utilisation de pesticides ou une préservation du bocage.

La mise en œuvre d’actions ne peut se faire qu’avec les acteurs locaux. Il est donc nécessaire de sensibiliser les personnes concernées et de s’appuyer sur les acteurs locaux et les dynamiques existantes. Un travail d’animation établi dans la durée est à mettre en œuvre pour que chacun s’approprie cette démarche de préservation de la ressource en eau.