Connaître le risque

La manière la plus efficace d’éviter les inondations est de… ne pas s’y exposer. Proposition facile, mais encore faut-il savoir précisément jusqu’où l’eau peut monter, y compris pour des événements majeurs mais très peu fréquents.

L’inondation de terrains provient du débordement de cours d’eau. Ce phénomène qu’est la crue correspond au fonctionnement normal d’un cours d’eau. Le lit dans lequel il coule habituellement, appelé aussi lit mineur, est alors beaucoup trop étroit comparé aux volumes en jeu. Le cours d’eau va alors déborder dans un lit plus grand : le lit majeur, appelé aussi zone inondable ou zone d’expansion des crues. Connaître la délimitation de cette zone inondable et ses hauteurs d’eau lors des grosses crues est essentiel pour éviter à l’avenir d’implanter des installations ou de développer des activités dans ces zones.

La cartographie des zones inondables

Le Syndicat de l’Isac travaille avec les communes présentant un risque inondations afin de bien identifier les zones qui peuvent être inondées. Et les modélisations qui sont réalisées pour connaître les terrains inondés portent sur des crues centennales, c’est à dire une probabilité de se produire qu’une fois tous les siècles (la crue de Noël 2013 était de retour 30-50 ans).

Il réalise pour cela des relevés topographiques précis (relevés aériens LIDAR) pour connaître la forme des terrains, puis réalise des modélisations hydrauliques pour définir le comportement des cours d’eau en crue. La cartographie obtenue est ensuite communiquée aux communes pour qu’elles l’intègre dans leurs documents d’urbanisme.

cartozi

Les repères de crue

Dans le même esprit que le zouave du pont de l’Alma à Paris qui donne des indications sur l’intensité des inondations de la Seine, des repères sont placés sur des endroits visibles pour positionner la hauteur des plus hautes eaux connues.

Des disques en fontes positionnés à la cote exacte d’une inondation indiquent la date de l’événement. Ils permettent de conserver cette mémoire d’événements heureusement rares, mais qui témoignent du risque existant.